Le blog littéraire de Renaud Meyer

Les belles oeuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles. Paul Valéry

Comédie slave

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Formidable Radu Mihaileanu qui nous avait émerveillés avec « Va, vis et deviens », où une mère chrétienne, profitant de l’exode des milliers de Juifs éthiopiens vers Israël en 1984,
poussait son fils de neuf ans à se déclarer juif pour le sauver de la famine et de la mort.

Le talent de Mihaileanu est de remettre en marche une machine à créer du rêve avec « trois bouts de ficelles », une intrigue romanesque et des acteurs dont l’humanité crève l’écran.

« Le concert », déjà en tête du box-office, ressuscite la comédie italienne des années 60 en lui glissant sur le bout de la langue un goût slave légèrement acidulé. Berléand en directeur du Châtelet est souriant de vérité. Mélanie Laurent laisse planer sa beauté diaphane et son talent grandissant sur une intrigue profonde.

Mais c’est certainement l’intensité humaine des acteurs russes de Mihaileanu qui demeure au fond de notre coeur après la projection. Les mots, les regards, plus vrais que l’histoire de ces « bras cassés » emportés par l’énergie du désespoir à Paris, où ils vont usurper la place du véritable orchestre du Bolchoï.

Ce cinéma se niche là où plus personne n’ose plus s’aventurer, réalisateurs, producteurs, distributeurs et parfois même acteurs. Et il y trouve sa place, loin de la pâleur des gesticulations dubosco-dujardninesques.

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Written by Renaud Meyer

novembre 18, 2009 à 7:43

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