Le blog littéraire de Renaud Meyer

Les belles oeuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles. Paul Valéry

Les contes d’Hoffmann

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Plus que quelques jours pour aller voir cette reprise grandiose des « Contes d’Hoffmann » d’Offenbach à l’Opéra Bastille. Pas besoin d’être au parterre pour apprécier la magie qui opère grâce à la maîtrise scénique de Robert Carsen. Le metteur en scène canadien, habitué des opéras du monde entier, nous offre une plongée dans l’univers du théâtre dont on ressort bluffé. Au fil des trois actes, le spectateur est ainsi successivement en coulisses, dans la fosse d’orchestre et sur scène.

Il faut bien sûr des moyens gigantesques pour se payer le luxe de reconstruire sur un plateau toute une salle de fauteuils de velours rouge, où s’animent un chœur de cinquante chanteurs, jouant avec nous comme devant un miroir. Ce seul plaisir pourrait suffire. Il y a pourtant quelques voix remarquables (Hoffmann et Olympia) et la compréhension d’Offenbach, son humour et sa joie. Quel délice que l’air d’Olympia, poupée récalcitrante et nymphomane, télécommandée par son inventeur fou.

Seul opéra sérieux de l’auteur de « La vie parisienne », cette œuvre inachevée l’a consacré comme l’un des grands compositeurs de son temps. Et son univers fantastique n’a pas pris une ride.

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Written by Renaud Meyer

mai 21, 2010 à 6:29

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