Le blog littéraire de Renaud Meyer

Les belles oeuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles. Paul Valéry

Ce que je sais de Véronique Ovaldé

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Ce que je sais de Véronique Ovaldé se résume en peu de mots…

Je sais qu’elle est née en 1972, je sais que c’est une petite brune aux cheveux courts et au sourire intelligent, je sais qu’elle est maman, je sais qu’elle habite dans le dix-huitième arrondissement de Paris, je sais qu’elle aime lire ses textes à voix haute pour en goûter le suc, je sais qu’elle a écrit six romans au seuil, puis chez Actes Sud et à l’Olivier, je sais qu’elle est éditrice chez Albin-Michel, je sais qu’elle est partie d’un nom de lieu (Vatapuna) et d’un nom de personnage (Vera Candida) pour commencer son dernier roman, je sais aussi qu’elle a reçu plusieurs prix littéraires dont le prix Télérama, le prix France Télévision et le Renaudot des Lycéens. Je sais enfin depuis aujourd’hui qu’elle a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle. Vous n’en saurez pas plus. Parce moi-même, je suis à court d’infos sur le personnage, que j’ai pourtant rencontré et trouvé sympathique.

Véronique Ovaldé, dont je sais peu de choses, en sait par contre pas mal sur Vera Candida, dont elle savait peu au départ, si ce n’était son nom et le lieu où sa mère et sa grand-mère avaient vécu, Vatapuna. Et ce que son esprit d’écrivaine en éveil lui a révélé donne un roman captivant.

Ce conte foisonnant nous plonge dans une Amérique du Sud imaginaire où les femmes sont autant les reines que les esclaves d’un royaume tropical sans espoir. Ainsi suit-on l’histoire de Vera Candida et de sa fille, comme le prolongement du destin de Violette, sa mère, et de Rose, sa grand-mère. Des femmes pêcheuses de poissons volants, prostituées, violées, abusées qui se battent et se débattent avec l’amour et la vie, la mort et les souvenirs qui tiennent dans une malle. On pense certainement à Cent ans de solitude, l’un des plus beaux romans jamais écrits, on est pris dès le premier chapitre, on s’ennuie parfois un peu, comme dans toute bonne histoire, et puis la fin nous emporte, sans très bien savoir ce que l’on sait au juste de Vera Candida, certainement comme Ovaldé avant nous.

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Une Réponse

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  1. 😉

    elversodeluniverso

    mai 27, 2010 at 2:45


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