Le blog littéraire de Renaud Meyer

Les belles oeuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles. Paul Valéry

Impressions sur Monet

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Il faudrait rester des heures devant une œuvre de Claude Monet, attendre qu’elle vous pénètre, en silence, par le simple jeu des lumières. Patienter dès l’aube devant une toile, guettant le couchant, sans un mot.

Bien sûr, au Grand Palais, les gens parlent. Ils expliquent Claude Monet. Officiellement. On appelle cela des guides. Ou bien officieusement. Des gêneurs, dans ce cas. Tout juste faudrait-il lire Proust tandis que les visiteurs traversent les salles. Rien à commenter chez Monet. Attendre, sentir, pleurer intérieurement devant tant de beauté : les Nymphéas de Giverny, Londres crépusculaire, la cathédrale de Rouen, la gare Saint Lazare, la jeune femme à l’ombrelle de 1875. Comme autant de fenêtres sur la vie.

Je ne croyais pas que l’émotion pût avoir ce visage.

C’est jusqu’au 24 janvier, et il ne reste que peu de places.

 

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Written by Renaud Meyer

novembre 24, 2010 à 2:51

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